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Le blog photo citations de Beïla Brune

La citation devinette du 22 septembre 2010 : surprise poétique

22 Septembre 2010 , Rédigé par Beïla Brune Publié dans #Les citations

"Si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes."

 

Qui qu'c'est t'y qui l'a dit ? Si vraiment vous ne voyez pas, mais alors vraiment pas du tout, si vous êtes trop fatigué (ou trop paresseux) pour chercher tout seul, pour les Z-indices c'est par ici ... A consommer avec modération !

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Imprévus 12/10/2010 13:36


Désolé, je n'avais pas vu le complément de la réponse...
Que le lecteur de poésie ait une attente, c'est naturel; même s'il n'en est pas le destinataire, il en est l' « utilisateur », demandant au poète souvent de lui livrer une vision
renouvelée du monde, selon Cocteau, de « lui montrer ce sur quoi son cœur, son œil glissent chaque jour, sous un angle et une vitesse tels qu’il lui paraît le voir et s’en émouvoir pour la première
fois».
En revanche, que l'auteur fixe un but à sa poésie, l'éternité ici, me gêne. Qu'il choisisse, souhaite. Je crois que l'écriture poétique s'impose; sa valeur est une autre chose.
Je vois l'écriture comme une des multiples portes pour accéder au monde, le découvrir, l'apprivoiser, le supporter, le tenir à distance... par une parole suffisamment riche pour en restituer la
diversité, l'essence, riche pour exprimer aussi la complexité du lien qui nous y rattache. Écrire éclaire d'abord l'auteur. C'est pour cela, me semble-t-il, qu'il écrit. Qu'ensuite la fierté lui
vienne avec (peut-être) les lecteurs et le partage, oui, mais de surcroît. L'éternité, si le chant résonne. Et si le poème est dérisoire, tape-à-l'oeil, qu'importe si l'auteur en a vécu?
Quant à ma malice, eh non!
Du moins pas cette fois...


Beïla 21/10/2010 10:53



Je n'ai complété la première réponse que tardivement, après avoir réfléchi ! et réponds une deuxième fois tardivement, pour les mêmes raisons (tu peux en déduire facilement que je ne réfléchis
pas vite...)


Je ne suis pas sûre que l'auteur fixe ainsi un but à sa poésie, mais à la poésie : en d'autres termes, que l'écriture poétique s'impose à lui, certes, mais la question de sa
valeur s'impose avec, si tu veux que cette parole restitue la complexité du monde, pour celui qui l'écrit et pour celui qui la lit. Dérisoire, tape-à-l'oeil, elle manque forcément ce but : que
l'auteur y trouve, pour lui, fugitivement, son compte, peut-être ; mais sincère, il ne peut qu'être tendu vers une exigence, et je ne crois pas qu'il ait besoin des lecteurs et du
partage pour ressentir un légitime orgueil, si cette exigence est remplie ; je crois qu'il sait. C'est vrai que je développe une conception très orgueilleuse de la poésie - des arts en général,
sans doute ? L'orgueil réside dans l'exigence même, il me semble, pas dans une vanité d'auteur ?



virginie 22/09/2010 10:37


Très bon mercredi
Suis malade
je reviendrai lire
Bxxxxxxxxxxxx


Beïla 22/09/2010 11:39



Si ceux qui soignent les autres se mettent à être malades, maintenant...


Bon rétablissement,


Beïla



Imprévus 22/09/2010 09:40


L'émotion, le jeu, la mémoire, la spiritualité, les états d'âme, le rêve, l'engagement: c'est ça, la poésie. Et si son but était simplement de permettre au poète de trouver / garder son assise?
Pense-t-il à l'éternité ou à tenir encore un peu? Je ne sais pas qui a écrit cela, mais si c'est un poète, c'est un gros orgueilleux! (Si tu l'as sélectionné, c'est qu'il a gagné une part d'auréole
et je ne dirai pas "vaniteux"!) Fixer des "buts", "mesurer"... L'éternité ou rien? Aïe!


Beïla 22/09/2010 18:01



Voilà qui mérite plus longue réflexion : je suis prête en effet à défendre le propos de l'auteur, mais en des termes qu'il va me falloir peser longuement ! Donc : déjà cette courte réponse,
pour attendre...


Bonne soirée !


Beïla


Voici donc une seconde réponse... Merci déjà d'affirmer gentiment (ou narquoisement) qu'il y a peut-être quelque chose à tirer de là, simplement parce que j'aurais choisi cet extrait ! Mais cet
extrait-ci se tient bien tout seul, et ta réaction me semble appeler toutes sortes de remarques.


La première, peut-être, c'est que l'auteur - Borges, faisant parler Averroès, qui parle de poésie, dans L'Aleph - est un grand orgueilleux en effet, et que je lui en sais gré :
tu faixes bien toi aussi des buts à la poésie en réclamant d'elle l'émotion, le jeu, la mémoire..., et si un poète peut les atteindre il en ressentira (même le plus modeste, le plus discret),
j'espère, un bien légitime orgueil, qui lui permettra de "tenir encore un peu" ! Je crois qu'il souhaitera se couler dans une forme qui dure, et qui trouve en nous un retentissement prolongé.
Bref, il choisira l'éternité, de préférence au tape-à-l'oeil qui étonne, tâchera de dire modestement ce qui est : sa modestie pourra nourrir son orgueil ! La suite du propos d'Averroès est
parlante, je la citerai donc in extenso ces jours-ci, quand j'aurai à nouveau un peu de temps pour compléter ainsi cette docte réponse !


Bonne soirée...