Bêtes à cornes, et autres...
Laissez votre empreinte... - 0 visiteurs ont réagi ici - Publié dans : Aubrac - Communauté : Le temps d'une photo
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Ils sont ici !
Bêtes à cornes, et autres...
Huit heures quarante-cinq : ça discute ferme !
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Elle se disait : D'où est-ce qu'elle vient celle-là avec son pas ? Qu'est-ce qu'elle peut bien faire celle-là sur cette route des bourgeoises ? Elle passe sans rien regarder. On la salue, elle répond gentiment, mais elle ne regarde personne. Ah ! elle doit en avoir à regarder ailleurs, dans des endroits qui lui plaisent vraiment ! |
Jean Giono, Les âmes fortes
Huit heures quarante...
Un poil plus loin !
Huit heures trente cinq...
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"Pendant que j'écris, je regarde ma montre posée sur la table [...]. Je vois l'aiguille des secondes sautiller à cloche-pied, circuler, circuler, et je trouve que c'est en miniature le portrait de la vie ordinaire des hommes. Mieux qu'un portrait : une idée réconfortante du temps. On ne sait pas ce qu'est le temps. Il est sans doute un flux continu invisible (une simple image pour comprendre ce que je dis), mais l'invention des montres qui avancent par petites secousses a introduit dans ce flux des paliers minuscules, des pauses ultra-brèves qui, dans leur succession et dans celle des sauts dans le vide suivant, nous donnaient l'impression rassurante que le temps est une somme, l'addition de temps successifs qui, à cause même de l'infinitude des nombres, nous promettaient l'éternité. Mais les montres modernes, électriques ou électroniques, nous font retrouver l'angoisse engendrée par les sabliers : comme avec le sable, le temps s'y écoule sans pause, sans répit, sans aucun palier où l'on puisse se reposer durant un très bref instant." |
José Saramago, Manuel de peinture et de calligraphie